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Tracé 1
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PLAN K / BERNARD MARIE

Il y a la perspective, encore lointaine et incertaine, d’atteindre un monde, un territoire, un langage, celui de « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard Marie Koltès.

Il y a le désir de saisir chaque étape intermédiaire du travail de création comme autant de relais nécessaires pour afficher ce désir, comme autant de tracés à épuiser pour tous les itinéraires possibles.

Il y a, sans tout à fait savoir pourquoi mais avec une conviction absolue, l’envie de voir et d’entendre le langage de Koltès entre les murs « d’un lieu où l’ordre normal n’existe pas, mais où un autre ordre, très curieux, s’est créé (…), ce petit endroit du monde, exceptionnel et pourtant qui ne nous est pas étranger. »

Il y a un endroit, suspendu entre ciel et terre, au troisième étage d’une ancienne communauté des Sœurs, dans le CHS Navarre d’Evreux en voie de mutation architecturale, de ces endroits insoupçonnés voués au seul soupçon de l’imagination d’une mémoire lancée à vive allure « d’un cheval arabe qui sent le désert et que plus rien ne peut freiner ».

Plan K est tout cela et sans doute même un peu au-delà.

Les textes en italiques sont extraits des œuvres de Bernard Marie Koltès publiées aux Editions de Minuit.

Plan K/Tracé 1, puis Plan K/Tracé 2 sont deux formes différentes en deux formats différents : la première de 30 minutes et la seconde d’une heure. Elles sont construites selon des approches et des configurations distinctes de la même œuvre de Koltès : « Dans la solitude des champs de coton ».

L’un et l’autre des Tracés, présentés à des dates distinctes, se dérouleront en accédant au troisième étage d’un bâtiment central du CHS Navarre, dans les vastes salles qui hébergeaient anciennement la communauté des Sœurs.

 

Plan K /Tracé 1 a été présenté, en Juillet 2009, à l’espace Jeanne Laurent, dans le cadre de l’hommage rendu à Bernard Marie Koltès par le festival d’Avignon Off et compagnies.

Premier tracé, premier sondage «d’un champ de coton dans lequel on se promène, nu, la nuit».

Sondage aléatoire, plus préoccupé à appréhender la ou les natures du sol, qu’à prétendre en connaitre prématurément la composition.

Ici on se méfie de l’histoire, on éloigne les aprioris, on se met à l’œuvre sans savoir véritablement de quel ouvrage il s’agira, autrement dit, on reconnait ne pas connaitre « ce qui maintient la brute, et la maintiendra  encore pour des éternités, à distance de la demoiselle » qui peuple le monde.

Ici on ne verra rien d’une pièce, en tout ou partie, qui aurait pour titre : « Dans la solitude des champs de coton », on n’entendra du texte qu’en creux, on ne saisira rien qui ne tombe sous le sens autre que la sensation d’une probabilité.

C’est cet espace d’herbes folles, de culture abandonnée, de cailloux, un espace laissé brut et vierge, avant l’envahissement des grues et des pelleteuses, avant que ne se dresse l’édifié, que foule du pied ce premier tracé.

Vaille que vaille, le tracé 1 de Plan K. écrit, met en mots et en mouvements une intuition préambulaire, dans un format réduit dont on se plait à penser qu’il procède « comme un poids dont il faut que je me débarrasse sur quiconque, homme ou animal, qui passe devant moi ».

 

Plan K /Tracé 2 : Trois étages en escaliers et marches, quelques portes à franchir, 250 mètres-carrés en larges salles aux murs tracés. Et dans ces traces, le Tracé 2 de Plan K.

Tracer le texte comme on retrace un plan dont on aurait perdu mesures et cotes. Hisser voix et corps comme on dresse le bâti d’un bâtiment futur. Pour se faire une idée. Et dans le vaste espace ouvert par le désir du texte, « lui donner une forme et un poids, avec la cruauté obligatoire qu’il y a à donner une forme et un poids au désir. »

C’est à ce palier de l’histoire, « jamais monté, jamais descendu, prenant les lignes courbes pour des lignes droites », que stationnera provisoirement le tracé 2 de Plan K.

Entre désir et possession, entre rêve et réalité, à l’endroit de tractation où se jaugent l’un l’autre le : d’où ça vient, et le : où ca va, il faut se faire une raison. Coûte que coûte, donner un nom à ce qui a été et à ce qui sera, qui est l’endroit de toutes les politesses et de tous les dangers, le lieu du langage dont le deal est le commerce.

« Un deal est une transaction commerciale portant sur des valeurs prohibées ou strictement contrôlées, et qui se conclut, dans des espaces neutres, indéfinis, et non prévus à cet usage, entre pourvoyeurs et quémandeurs, par entente tacite, signes conventionnels ou conversation à double sens - dans le but de contourner les risques de trahison et d'escroquerie qu'une telle opération implique -, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, indépendamment des heures d’ouverture réglementaires des lieux de commerce homologués, mais plutôt aux heures de fermeture de ceux-ci. »

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